Préjudice économique

Le préjudice économique peut s’entendre comme l’ensemble des atteintes au patrimoine d’une personne à la suite d’un accident dont elle a été victime.

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Après la consolidation de l’état de santé de la victime, il s’agira des préjudices patrimoniaux permanents.

Concernant ces préjudices permanents :

Les Dépenses de Santé Futures (DSF)
Ce poste de préjudice correspond à tous les frais médicaux que devra engager la victime après la consolidation de son état de santé dans le cadre de ses soins et qui resteront à sa charge après remboursement par les organismes sociaux et mutuelle.

A savoir : les frais médicaux et paramédicaux, les frais d’hospitalisation, les dépassements d’honoraires pour des consultations spécialisées, les frais pharmaceutiques ainsi que le matériel médical (attelle, béquilles, canne, semelle orthopédique, fauteuil roulant…), frais d’appareillage, frais de prothèse.

Les Pertes de Gains Professionnels Futurs (PGPF)
Ce poste de préjudice se distingue des pertes de gains professionnels actuels (PGPA).

Il prend en compte la perte de revenus observée du fait de l’impossibilité pour la victime d’occuper à nouveau son activité professionnelle dans les mêmes conditions qu’ultérieurement ou d’un retentissement sur son évolution professionnelle. Cela pourra alors se traduire de différentes façons comme une reconversion professionnelle, une perte de chance de progression professionnelle, une nécessité de mi-temps thérapeutique ou diminution du temps de travail, une incapacité totale de travailler ou autre atteinte à la possibilité d’une reprise de travail au poste identique à celui occupé avant l’accident.

DSA, DSF, PGPA, PGPF, Frais divers restés à charge, autant de dépenses et de pertes qui doivent être compensées

Comment sont évalués ces préjudices économiques ?

Concernant les dépenses de santé actuelles et futures, le médecin expert mandaté doit valider la nécessité de ses dépenses ainsi que le lien direct et certain entre ces frais et l’accident.

Les pertes de gains professionnels actuels (PGPA) ne feront quant à elle l’objet d’une indemnisation, qu’à la condition que le médecin expert constate et valide la nécessité de la période d’arrêt temporaire des activités professionnelles.

Il conviendra ensuite de calculer la différence entre les revenus perçus avant l’accident et les revenus perçus durant la période d’arrêt de travail.

Les pertes de gains professionnels futures (PGPF) sont la conséquence d’une incidence professionnelle définitive. Le médecin expert devra constater l’impossibilité à la reprise de l’activité professionnelle pratiquée avant l’accident ou des limitations dans l’exercice de cette activité.

Ces préjudices économiques feront l’objet d’une indemnisation sur présentation de justificatifs.

Comment obtenir une bonne indemnisation des préjudices économiques ?

Certains postes de préjudices économiques devront être retenus par le médecin expert mandaté comme étant nécessaires et en lien avec l’accident afin d’en obtenir une indemnisation. C’est pourquoi, afin d’obtenir la meilleure indemnisation possible de ces postes de préjudices, il est indispensable, dans un premier temps, que ces derniers soient déterminés convenablement par le médecin expert mandaté.

Aussi, afin de bénéficier d’une juste évaluation médicale, nous proposons une assistance avec des médecins conseils de victimes avec lesquels nous collaborons. Ces experts médicaux spécialisés en réparation juridique du dommage corporel pourront ainsi vous accompagner lors de l’expertise médicale. Nous veillerons ainsi conjointement à faire valoir l’intégralité de vos préjudices et leur juste évaluation.

L’accompagnement d’un professionnel spécialisé est alors indispensable. Toutes les dépenses de santé et tous les frais devront être calculés et réclamés. S’agissant des pertes de revenus, des pertes de primes et autres préjudices économiques subies par la victime, une étude comptable sera réalisée afin que l’indemnisation soit intégrale et qu’aucune de ces conséquences impactant le patrimoine d’une victime demeurent non indemnisées.

Notre équipe d’experts en dommage corporel apportera les éléments nécessaires à la reconnaissance et au calcul de ces répercussions économiques et argumentera afin d’en obtenir la meilleure indemnisation possible.

Une discussion et une négociation avec l’organisme chargé de l’indemnisation s’engagera avec nos équipes jusqu’à obtention de la plus juste réparation de vos préjudices économiques.

Les préjudices patrimoniaux subis par une victime suite à un accident sont constitués notamment par des pertes de revenus, des dépenses de santé et des frais divers

A la suite d’un accident, bien souvent, les frais s’accumulent et les gains s’amenuisent, une situation qui peut mettre un grand nombre de victimes dans une situation compliquée.

Ces différents postes de préjudices économiques visent à réparer ces atteintes financières passées ou futures.

Avant la consolidation de l’état de santé de la victime, il s’agira des préjudices patrimoniaux temporaires.

Concernant ces préjudices temporaires :

Les Dépenses de Santé Actuelles (DSA)
Ce poste de préjudice correspond à tous les frais médicaux restés à la charge de la victime après remboursement par les organismes sociaux et mutuelle.

A savoir : les frais médicaux et paramédicaux, les frais d’hospitalisation, les dépassements d’honoraires pour des consultations spécialisées, les frais pharmaceutiques ainsi que le matériel médical (attelle, béquilles, canne, fauteuil roulant…), frais d’appareillages, frais de prothèse.

Les Frais Divers (FD)
Les frais divers s’entendent très largement et regroupent l’ensemble des frais avant consolidation de l’état de santé de la victime, engagés dans le cadre des conséquences directes de l’accident. Correspondent à des frais divers : les frais d’assistance à expertise médicale, les frais de transports pour se rendre à des soins, le paiement d’une aide-ménagère, les frais de communication de dossier médical, …

Les Pertes de Gains Professionnels Actuels (PGPA)
Ce poste de préjudice prend en compte les pertes de revenus dues aux subies durant les périodes d’arrêt de travail observées par la victime en lien avec l’accident dont elle a été victime.

Il s’agira alors de compenser l’écart de salaire du fait de l’inactivité forcée subie par la victime (salaire, prime d’intéressement, prime de participation…).

Les différentes formes de préjudice moral

Le préjudice moral peut prendre plusieurs formes, avec des caractéristiques distinctes. Celles-ci diffèrent selon la nature du dommage et le lien entre la victime et l’origine de la souffrance.

Préjudice d'affection

Le préjudice d’affection fait suite à un décès ou une maladie grave, provoquant une profonde souffrance émotionnelle. Il en résulte :

  • Une souffrance émotionnelle due à la perte d’un être cher
  • Une indemnité accordée par les tribunaux
  • Une évaluation complexe du dommage

Distinction avec les autres types de préjudices

Par rapport aux autres préjudices, l’atteinte psychologique se distingue par sa nature immatérielle, spécifiquement liée aux émotions et au bien-être mental de l’individu. La réparation des dommages subis nécessite une évaluation au cas par cas, par le biais d’un juge. Souvent plus complexe et subjective, elle repose sur plusieurs caractères clés :

  • L’impact des souffrances sur la vie quotidienne de la victime
  • Les conséquences sur les interactions sociales
  • La nature du dommage
  • Les barèmes d’indemnisation

Les conséquences du préjudice moral sur la vie quotidienne

Le préjudice moral, qui affecte la vie quotidienne, a de graves conséquences sur le bien-être psychologique et les relations sociales. Les victimes auront besoin d’un maximum de soutien afin de pouvoir faire face à ces difficultés.

Impact émotionnel et psychologique

Les impacts du préjudice moral varient en fonction de la situation. Mais quel que soit le type de préjudice, il a toujours des conséquences néfastes sur la santé mentale de la victime.

Cette dernière peut notamment présenter des symptômes de dépression ou d’anxiété excessive. Elle peut également ressentir une inquiétude persistante concernant son avenir, ce qui pourrait déclencher des crises de panique. Il ne s’agit que d’une liste non exhaustive, d’autres troubles psychologiques peuvent également apparaître.

Effets sur les relations sociales

Altérant les relations personnelles et professionnelles, le préjudice moral peut directement affecter la qualité de vie et les interactions sociales de la victime.

Au niveau des relations personnelles, les troubles les plus fréquents peuvent se traduire par :

  • Une perte de confiance : la personne atteinte aura du mal à faire confiance à son entourage. Pire, elle pourra même développer une méfiance envers autrui
  • Un isolement : l’état psychologique de la victime est souvent un mélange de tristesse, de honte et d’anxiété. Ces émotions la poussent souvent à s’isoler, principalement pour éviter le jugement ou l’incompréhension
  • Des conflits relationnels de plus en plus présents : la personne peut adopter une réaction inattendue face à une situation banale. Elle pourra, par exemple, se mettre facilement en colère ou réagir avec irritabilité envers son entourage

Quand le préjudice moral est-il réparable ?

La réparation au titre du préjudice moral, déterminée en fonction des circonstances, est indemnisée sous plusieurs conditions spécifiques et recevables. Le dommage doit être certain, direct et personnel à la victime, ce qui signifie que celle-ci doit l’avoir subi directement.

Conditions de recevabilité

Une indemnisation du préjudice moral est possible s’il remplit les conditions de recevabilité. Avant de prendre une décision, voici quelques éléments à comprendre :

  • Le préjudice doit être certain, prouvant que l’événement a bien eu lieu
  • La victime demandant réparation doit être directement touchée, sinon elle doit prouver un lien affectif réel et une parenté
  • Le dommage doit être légitime, c’est-à-dire légal et non causé par la victime elle-même

Cas particuliers et jurisprudence

Les critères de reconnaissances d’un préjudice moral sont établis par la jurisprudence. La loi Cass. civ. 3, 2 juin 2016, n° 15-16.967 affirme que le préjudice moral est indemnisable lorsqu’il est certain et actuel, mettant en avant l’idée que le préjudice doit être prouvé de manière tangible.

Dans le cas où il s’agit d’une victime indirecte, la personne atteinte devra prouver un préjudice non hypothétique, direct et personnel pour obtenir une indemnisation. La loi Cass. mixte, 27 février 1970, a établi des critères stricts pour les demandes de réparation par ricochet.

Si vous êtes confronté à ces situations, contactez HC Expertises pour vous aider à obtenir une indemnisation relative à votre préjudice moral.

Comment prouver un préjudice moral ?

Pour confirmer qu’un événement traumatisant a eu lieu et que vous êtes victime d’un préjudice moral, il est nécessaire de fournir des preuves. 

Éléments de preuve recevables

En cas d’événement troublant, les tribunaux doivent rassembler des preuves pour évaluer le montant de l’indemnisation du préjudice moral. Parmi les éléments acceptés figure l’existence d’une faute et les certificats médicaux. Un diagnostic réalisé par un professionnel de santé peut servir de preuve tangible.

Le rôle de l'expertise médicale

L’expertise médicale joue un rôle central dans la confirmation du préjudice moral. En évaluant la santé psychologique de la victime, l’expertise médicale servira de base au calcul de l’indemnisation du préjudice moral. Après l’examen psychologique, l’expert établit un rapport concernant l’historique médical de la victime et valide son indemnisation. Ce rapport médical est donc un élément clé qui facilite la demande de dédommagement.

Témoignages et documents complémentaires

Outre les preuves et les évaluations psychologiques, les témoignages peuvent aussi démontrer le préjudice moral subi par un individu. Les témoins peuvent être des proches ou des membres de la famille de la victime. Des déclarations écrites de la part de ces témoins sont nécessaires pour confirmer les effets du préjudice sur la victime.

Des documents complémentaires pertinents, qui montrent l’impact du préjudice sur la vie quotidienne de la victime, peuvent également servir de preuve. L’utilisation de ces éléments de preuve permet aux tribunaux de confirmer l’impact du préjudice et d’évaluer le montant de l’indemnisation du préjudice moral.

L'évaluation et l'indemnisation du préjudice moral

Pour qu’un préjudice moral soit considéré, il devra tout d’abord passer par une évaluation. Ces deux processus nécessitent des approches efficaces pour que la victime soit réparée.

Méthodes d'évaluation

En cas de préjudice moral, les tribunaux mettent en œuvre plusieurs méthodes pour évaluer la situation. Souvent complexe, cette évaluation s’appuie sur des critères subjectifs et objectifs.

Les critères subjectifs permettent d’examiner précisément le préjudice, tout en tenant compte de :

  • L’interaction entre le psychique et le physique
  • La fluctuation dans le temps

Le préjudice, par exemple, peut être aggravé par des atteintes antérieures ou des aspects spécifiques à la victime.

Les critères objectifs, quant à eux, s’appuient sur des barèmes d’indemnisation et des principes juridiques. Ces barèmes fournissent des montants indicatifs pour chaque type de préjudice.

Barèmes indicatifs

Étant des référentiels non contraignants, les barèmes indicatifs constituent un outil précieux pour évaluer le préjudice moral. Le référentiel MORNET ou le référentiel Dintilhac, par exemple, sont conçus pour fournir des montants indicatifs de réparation. De plus, ils permettent aux juges de prendre une décision adaptée aux spécificités de chaque cas. Ces barèmes indicatifs contribuent également à une approche plus équitable dans le traitement des demandes d’indemnisation.

Facteurs influençant le montant de l'indemnisation

L’indemnisation du préjudice moral se définit comme une réparation pour les victimes d’événements traumatiques. Le montant de cette réparation peut varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment :

  • La nature et la gravité du préjudice
  • La durée des souffrances
  • Les circonstances de l’incident
  • Le lien de parenté
  • L’âge de la victime

Les recours en cas de litige sur le préjudice moral

La réparation du préjudice moral est souvent complexe, ce qui peut provoquer un désaccord entre les deux parties. En cas de litige, plusieurs recours sont possibles pour les victimes afin d’obtenir une indemnisation.

Les voies de recours amiables

Si vous ne souhaitez pas engager une action en justice, des recours amiables sont possibles. Il est envisageable de négocier ou d’établir un accord avec l’assureur de la partie responsable pour obtenir une réparation.

Selon l’article 1240 du Code civil : tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. Cela signifie que le responsable du préjudice doit indemniser la victime, ouvrant ainsi la voie aux recours amiables.

Recours judiciaire

En cas de désaccord sur l’indemnisation du préjudice moral entre les deux parties, la victime peut saisir le tribunal judiciaire pour demander réparation. Cela nécessite une requête détaillant la nature du préjudice, le lien de causalité et la faute commise. Une fois la plainte déposée, le tribunal analyse les preuves fournies et étudie la demande.

En cas de doute sur la marche à suivre, HC Expertises peut vous aider à connaître vos droits à l’indemnisation de votre préjudice moral.

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