Préjudice d'agrément : Tout savoir sur l'indemnisation de la perte des activités de loisir

Avant l’accident, vous pratiquiez la course à pied, le bricolage, la danse, ou simplement la promenade quotidienne avec votre chien. Ces activités, qui faisaient naturellement partie de votre vie, participaient à votre équilibre physique et psychologique. Mais depuis l’accident, votre état de santé ne vous permet plus de les exercer, ou seulement de manière limitée.

Ce type de préjudice, la perte de la capacité à pratiquer régulièrement une ou plusieurs activités de sport ou de loisirs est reconnu en droit sous l’intitulé de préjudice d’agrément. Il s’agit d’un poste de préjudice extrapatrimonial distinct des souffrances endurées ou du déficit fonctionnel permanent.

Pour être justement indemnisé, il faut pouvoir l’objectiver, le documenter… La suite de cette page vous guide étape par étape pour comprendre, identifier, et faire reconnaître ce poste de préjudice dans le cadre d’une procédure d’indemnisation.

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Qu'est-ce que le préjudice d'agrément ?

Définition juridique et origine du concept

On parle de préjudice d’agrément lorsqu’une personne ne peut plus reprendre les loisirs qu’elle exerçait régulièrement avant un fait dommageable. Plus explicitement, les séquelles viennent restreindre une part essentielle de son équilibre personnel.

Récemment, par deux arrêts rendus en 2018 (arrêts du 29 mars 2018 et 5 juillet 2018), la Cour de cassation a élargi la portée du préjudice d’agrément. Elle y inclut désormais la simple limitation des activités, pas seulement leur disparition totale, en raison de leur effet sur la qualité de vie.

Ce poste de préjudice concerne donc la sphère du loisir. Ici, il est question de la qualité de vie qu’on ne peut plus retrouver.

Qui peut être concerné par ce préjudice ?

Comme tout poste de préjudice, il doit être retenu et validé par le médecin expert lors d’une expertise médicale. Mais le préjudice d’agrément a vocation à s’appliquer dès lors qu’une personne victime ne peut plus réaliser une activité de sport et de loisirs comme auparavant en raison de douleurs ou de gênes. 

On pense par exemple à :

  • une victime d’accident de la route qui, après un traumatisme à la main, se voit contrainte de renoncer au tennis ; une activité pourtant centrale dans son équilibre personnel,
  • une personne opérée à la suite d’une erreur médicale, dont les séquelles compromettent définitivement la pratique d’un loisir manuel, artistique ou physique,
  • un accident domestique ayant entraîné une gêne motrice durable, rendant impossible la reprise d’activités de sport et de loisirs.

Quelles activités sont couvertes par le préjudice d'agrément ?

Perte des loisirs sportifs et culturels

Le préjudice d’agrément englobe principalement l’incapacité à poursuivre des activités sportives ou culturelles pratiquées régulièrement avant l’accident

Par exemple, un passionné de course, de cyclisme ou d’escalade peut voir son quotidien basculer s’il ne peut plus pratiquer comme avant. Moins souvent, moins longtemps, parfois pas du tout. Et dans ce cas, la réparation vise autant la perte physique que le vide laissé.

Les activités artistiques, comme la musique, le théâtre ou la danse, sont également concernées. Encore faut-il que la victime puisse démontrer une pratique régulière avant l’accident.

Réduction de la qualité de vie et des loisirs quotidiens

Au-delà des activités spécifiques, le préjudice d’agrément s’étend à la diminution de la qualité de vie quotidienne

Les activités comme le bricolage, le jardinage, les promenades ou les voyages peuvent, elles aussi, être prises en compte. Elles sont certes moins codifiées en apparence, mais n’en restent pas moins essentielles pour celui qui les pratiquait régulièrement. 

D’ailleurs, la Cour de cassation admet qu’une activité n’a pas besoin d’être formelle pour être prise en compte. Dès lors que la limitation pèse vraiment sur la vie quotidienne, une indemnisation peut être obtenue.

Comment prouver un préjudice d'agrément ?

Prouver un préjudice d’agrément suppose de montrer qu’une activité était régulièrement pratiquée avant l’accident. Il faut ensuite que soit évalué par le médecin expert que cette activité est devenue partielle ou même impossible depuis l’accident.

Les éléments de preuve nécessaires

Partant de là, les victimes doivent rassembler des preuves tangibles pour établir cette pratique antérieure. Les témoignages d’amis ou de coéquipiers aident à prouver que l’activité faisait partie du quotidien de la personne éprouvée. 

Ils permettent aussi d’attester qu’elle avait une place centrale dans son équilibre personnel. Comme illustration, une attestation écrite d’un entraîneur ou d’un membre d’association peut renforcer le dossier. 

Les documents comme les licences de fédération ou des certificats d’inscription  permettent de tracer une activité régulière dans le temps. Il en est de même pour les abonnements à des activités culturelles (carte d’adhésion à un club de théâtre). 

D’un autre côté, tout type de visuels où l’on voit la victime engagée dans une activité apportent un ancrage concret à son récit. Elles permettent, dans une certaine mesure, de rendre compte visuellement de son implication. 

Les anciens diplômes, médailles ou brevets obtenus avant les faits peuvent également confirmer la constance d’une activité dans le temps. Ils servent alors de repère objectif dans l’évaluation du préjudice. 

Note utile : Dans un arrêt de février 2020 (n°19-10.572), la Cour de cassation a validé la valeur probante d’un témoignage sans pièce formelle. À condition que le récit reste clair, rigoureux et crédible !

Le rôle de l’expertise médicale

L’expertise médicale reste décisive pour évaluer un préjudice lié à l’arrêt d’une activité habituelle. En effet, c’est elle qui établit le lien entre les séquelles et l’impossibilité de poursuivre ce qui faisait partie du quotidien. 

Lors de l’examen, le médecin expert détermine un taux de déficit fonctionnel permanent (DFP) pour quantifier l’incapacité. Il évalue aussi les conséquences sur les loisirs en utilisant une échelle d’appréciation simple allant de 1 à 7. Les termes employés pour désigner la gravité du préjudice d’agrément sont souvent « important », « modéré » ou « faible ». 

Mais c’est à la victime elle-même de mentionner les activités de loisirs si elles ont été atteintes par l’accident. Sans ces précisions, le préjudice d’agrément pourrait ne pas être pris en compte dans l’évaluation du médecin expert et donc être écarté de l’indemnisation définitive.

Pour éviter cette difficulté, la victime doit préparer l’expertise avec un professionnel et peut même bénéficier d’une assistance à l’expertise médicale par son propre médecin conseil de victimes. Elle pourra également apporter une liste précise de ses doléances.

Calcul et montants d'indemnisation du préjudice d'agrément

Critères influençant le montant

Le montant accordé pour un préjudice d’agrément varie selon la nature et l’intensité des séquelles subies. En effet, plus l’incapacité est importante, plus l’indemnisation peut être élevée. 

Une gêne ponctuelle est souvent indemnisée à un niveau plus bas, même si elle impacte la pratique. Mais la perte totale d’autonomie sportive, comme chez une victime paraplégique, entraîne une évaluation bien plus lourde. 

D’un autre côté, l’âge de la victime influence directement l’évaluation du préjudice sur le long terme. Une jeune victime subit les séquelles plus longtemps, ce qui peut augmenter la réparation financière. 

Chez une personne âgée, l’impact est plus court et donc l’indemnité généralement moins élevée. D’autres critères concernent le rythme de pratique et le niveau atteint avant l’accident. On regarde majoritairement combien d’activités sont touchées et quelle place elles occupaient dans la vie de la personne victime.

Pourquoi faire appel à HC Expertises pour maximiser votre indemnisation ?

L’importance d’une expertise indépendante

L’indemnisation du préjudice d’agrément repose sur des éléments tangibles réunis dans un dossier construit. Le but est de montrer l’avant et l’après dans les activités sportives, culturelles ou personnelles pour obtenir une juste réparation. 

Le cabinet HC Expertises s’entoure d’une équipe pluridisciplinaire : médecins recours conseils de victimes, avocats spécialisés afin d’argumenter au mieux l’indemnisation de ce poste de préjudice.

En effet, les médecins indépendants de leur côté évaluent les séquelles avec rigueur, sans minimiser les impacts réels du dommage. Ce contrepoids reste essentiel pour permettre une juste considération du préjudice d’agrément.

Comment HC Expertises peut vous aider ?

HC Expertises vous accompagne dans toute la procédure d’indemnisation, notamment dans les échanges avec les compagnies d’assurance. Notre équipe d’experts d’assurés réunit des juristes en collaboration avec des médecins-conseils de victimes et des avocats spécialisés pour une prise en charge personnalisée et l’obtention d’une meilleure indemnisation. Chaque dossier est adapté à la réalité vécue, qu’il s’agisse de l’âge ou du niveau de pratique antérieur.

Notre équipe vous accompagne pour obtenir une juste indemnisation !

Pourquoi nous faire confiance?

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Une équipe pluridisciplinaire composée d’experts d’assurés et de médecins recours conseil de victimes, en partenariat avec des avocats spécialisés vous propose leur assistance et expertise.

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Au fil des années, notre activité nous a poussé à nous rapprocher toujours plus des victimes, c’est pourquoi nous intervenons aujourd’hui partout en France.

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